Fiche d’informations de base : Ara

Ara

Ara militaire (Ara militaris)

Ara militaire (Ara militaris).

Description



Les Aras sont trouvés dans des habitats variés du bassin amazonien comme des forêts denses ou des mangroves. La plupart des aras sont dans l’annexe I de la CITES (Convention on International Trade in Endangered Species), cependant, le ara ararauna (Ara ararauna), le ara chloroptère (Ara chloroptera), le ara noble (Diopsittaca nobilis cumanensis), le ara Hahn’s (Diopsittaca nobilis nobilis), le ara macavouane (Orthopsittaca manilatus), le ara sévère (Ara severus), et le ara à collier jaune (Propyrrhura auricollis) sont listés dans l’annexe II de la CITES.

Les espèces appartenant à l’annexe I sont des espèces menacées d’extinction dont le commerce est interdit, et les importations ou exportations à des fins scientifiques sont soumis à autorisation. Le classement dans l’annexe II de la CITES signifie que l’espèce n’est pas menacée d’extinction, mais peut le devenir si son commerce n’est pas régulé.


Taxonomie



Classe: Aves
Ordre: Psittaciformes
Famille: Psittacidae

Ara ararauna – Ara ararona
Ara chloropterus – Ara chloroptère
Ara militaris – Ara militaire
Ara macao – Ara macao
Diopsittaca nobilisD. n. cumanensis – Noble macaw
D. n. nobilis – Ara Hahn’s
Anodorhynchus hyacinthinus – Ara Hyacinthe


Espèce



Il existe 15 espèces d’aras dans le genre Ara et 3 espèces dans le genre Anodorhynchus.  Les aras ararauna, macao, et chloroptère sont les aras domestiques les plus populaires.

Description


    • Les aras sont des oiseaux minces avec une queue longue et effilée, un bec fort et puissant et un masque facial dépourvu de plumes.
    • Le ara chloroptère peut être distingué du ara macao de par sa taille plus importante et ses bandes de petites plumes rouges autour des yeux. Le ara macao possède aussi des plumes jaunes sur ses ailes.
[caption id="attachment_886" align="aligncenter" width="400"]Ara macao (Ara macao) Ara macao (Ara macao). Crédit photo Dunleavy. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.[/caption]


Alimentation


  • Les aras sont des frugivores, granivores, et/ou florivores. Ces oiseaux dans la nature se nourrissent de graines, de fruits, de figues, d’amande de palme, de feuilles, de nectar, et/ou de fleur.
  • Certain ara ont besoin d’un peu plus de matière grasse dans leur alimentation. Les aras Hyacinthe se nourrissent exclusivement d’amande de palme dans la nature.
  • Comme les psittacidés écossent les graines avant leur digestion, ils n’ont pas besoin de grit. En fait, certaines perruches peuvent ingérer du grit en quantité anormale lorsqu’ils sont malades ce qui augmente le risque d’impaction.
  • L’alimentation uniquement à base d’un mélange de graine et déficiente en protéine, vitamines, et minéraux, en particulier le calcium et la vitamine A.


Environnement


  • Les aras ont besoin de beaucoup de place avec une cage de grand volume et de bonne qualité ou une pièce équipée avec de jouets adaptés.
  • Les aras ont besoin de beaucoup de place avec une cage de grand volume et de bonne qualité ou une pièce équipée avec de jouets adaptés.
  • Perchoir : le diamètre doit faire entre 1.6cm pour un ara Hahn’s jusqu’à 5cm pour un ara Hyacinthe.
  • Fournir à l’oiseau des bains fréquents et des douches.


Comportement


  • La plupart des grands aras sont considéré comme des oiseaux gentils. Cependant, ils peuvent être bruyant et avoir un comportement destructeur.
  • Le ara macao a la réputation d’avoir une forte personnalité ce qui fait qu’il est déconseillé à tout propriétaire inexpérimenté.
  • Tous les aras sont très intelligents et ont besoin de stimulation intellectuelle importante.
  • Le comportement de picage serait plus fréquent chez les petites espèces de ara.
  • La plupart des aras ont un masque facial sans plumes qui devient rose quand il change d’humeur.
  • Le comportement naturel de recherche alimentaire est une part importante de l’activité journalière de l’oiseau. Il faut apprendre et encourager les oiseaux domestiques à jouer et à rechercher sa nourriture.


Paramètres physiologiques


Température (moyenne)*42°C107.7°F
Fréquence cardiaque (battements/min)Petits aras389
Grands aras275
Respiration (mouvement/min)20-25
Poids moyen (g)Hahn’s120-160
Militaire900
Macao900-1000
Ararauna900-1300
Chloroptère1200-1600
Hyacinthe1250-1695
Espérance de vie (années)Petits aras20-25 (35 rapporté)
Grand aras30-45 (75-100 possible)
Maturité sexuelle (années)Petits aras4-6 years
Grand aras5-7 years
Nombre de jours d’incubation23-28Plus long pour les grandes espèces
Nombre d’œufs par ponte1-3
Sevrage (jours)Petits aras90-120 – élevage par les parents
Grands aras120-150 – élevage par les parents
TempératureSe rapprocher au plus près du l’environnement naturelUne température intérieure de 21 à 27°C est acceptable cependant les perruches peuvent aussi tolérer des températures plus chaude et plus froide.
* L’examen Clinique de routine chez les oiseaux n’inclue pas la prise de température


Anatomie et physiologie


  • Les aras ont une démarche dandinante à cause de du fait qu’ils marchent aussi bien sur leurs pieds que sur leur tarso-métatarse caudal.
  • La pression que peut exercer le bec d’un grand ara est de 13.8 bar.
  • Les aras partagent les particularités anatomiques de l’ordre des Psittacidés ce qui inclue :
    • Communication entre le sinus nasal droit et gauche
    • Muscle intrinsèque de la langue (unique chez les oiseaux)
    • Syrinx simple
    • La charnière cranio faciale du bec est une articulation synoviale
    • Absence de caecum
    • Vésicule biliaire souvent absente
    • Pate zygodactyle : les doigts sont opposés deux à deux


Contention


  • La plupart des aras ont un masque facial sans plumes qui devient rose quand il change d’humeur.
  • Immobiliser les grands aras en plaçant le pouce et l’index sous la mandibule. Sécuriser les ailes avec les 3 autres doigts restants et utiliser l’autre main pour tenir les pieds.
  • Eviter de toucher les masque facial car un hématome cutané peut se former après une contention musclée.


Prise de sang



Utiliser une aiguille de 25 gauge (orange) et une seringue de 1 ou 3 ml pour prélever du sang depuis la veine jugulaire droite. Un volume (en ml) de 1% du poids (en g) vif peut être prélevé chez les patient en bonne santé.

Médecine préventive


  • Réaliser un historique complet et réaliser un examen clinique annuel minutieux.
  • Obtenir des données de référence du patient en réalisant des analyses régulièrement (numération formule sanguine, électrophorèse des protéines, biochimie).
  • S’assurer que l’animal reçoive une alimentation correcte et vive dans un environnement adapté.
  • Recommander de réaliser une quarantaine lors de l’acquisition de nouveaux individus.
  • Réalisée des examens complémentaires additionnels en fonction de l’historique et de l’examen clinique : polyoma virus aviaire, psittacose, chlamydophilose.
  • Déterminer l’origine et l’historique de tout nouvel individu malade afin de prévenir toute dissémination de maladie.
  • Les oiseaux conservés en grand groupe ont un risque accru de contracter la maladie de Pacheco et l’utilisation du vaccin contre ce virus peut être préconisée.
  • L’utilisation du vaccin contre le polyoma virus est recommandée chez les groupes reproducteurs.


Injections


Intramusculaire(IM)Sûr, précis.
Injecter au milieu de la masse musculaire
Localisation: muscle pectoral
Sous-cutanée(SC)De grands volumes peuvent être injectés, mais l’absorption est faibleLocalisation: plie inguinal
Intraveineux (IV)Efficace, marges de sécurités étroites.Les veines jugulaires droites, et les veines brachiales sont les plus souvent utilisées.
La veine métatarsienne superficielle peut-être une alternative.


Dominantes pathologiques



Maladies non infectieuses

  • Aspergillose
  • Atherosclerose
  • Malocclusion du bec
  • Cardiopathies dégénératives
  • Picage (comportement obsessionnel destructeur) chez certains petits aras
  • Goitre
  • Maladie inflammatoire de la peau
  • Papillomatose interne
  • Maladie respiratoire comprenant le syndrome d’hypersensibilité pulmonaire, ou pneumonie allergique. L’incidence des affections respiratoires augmentent lorsque les oiseaux sont exposés à un faible taux d’humidité et/ou chez les oiseaux qui produisent de la poussière de plume comme les cacatoès.
  • Péritonite à jaune d’œuf

Maladies infectieuses

  • Abcès de la cavité buccale
  • Bornavirus aviaire (maladie du proventricule ou PDD)
  • Polyoma virus aviaire