Capnométrie chez les Espèces d’Animaux Exotiques

Points clés

  • La capnométrie caractérise la valeur maximale de dioxyde de carbone mesurée à la fin de l’expiration, également appelée concentration télé-respiratoire en dioxyde de carbone (ET-CO2 pour End-Tidal CO2, en anglais).
  • Le statut ventilatoire, représenté par l’ET-CO2, devrait idéalement être surveillé au cours de toute anesthésie générale.
  • La concentration télé-respiratoire en dioxyde de carbone est relativement bien corrélée avec la concentration en dioxyde de carbone artériel (PaCO2) chez les oiseaux et les mammifères.
  • La capnographie devrait seulement être utilisée pour mettre en évidence des tendances chez les reptiles car les taux de ET-CO2 peuvent être assez différents de ceux de PaCO2 en raison du shunt cardiaque déviant le sang des poumons.
  • Les capnographes en flux principal et par flux latéral peuvent être utilisés chez les patients d’espèces exotiques. Bien que les unités fonctionnant par flux latéral aient un effet réduit sur l’espace mort mécanique, ils ne sont pas fiables avec de petits volumes respiratoires.
  • La normocapnie chez les mammifères correspond à un ET-CO2 de 35-45 mm Hg.
  • Des recherches suggèrent qu’un ET-CO2 de 30-45 mm Hg soit considéré adéquat pour un gris du Gabon anesthésié.
  • L’hypoventilation et l’hypercapnie sont des problèmes potentiels chez toutes les espèces sous anesthésie générale. Toutefois, les effets physiologiques négatifs d’une hypoventilation se développent beaucoup plus rapidement chez les oiseaux anesthésiés. En conséquence, une ventilation assistée devrait être commencée immédiatement après l’induction anesthésique chez les oiseaux pour empêcher l’hypercapnie et l’hypoxémie.
  • Cet article fait partie d’une série sur la surveillance anesthésique chez les espèces d’animaux exotiques. Les sujets additionnels disponibles incluent : la pression sanguine, l’électrocardiographie, l’oxymétrie de pouls, et la surveillance des signes vitaux.

La capnométrie mesure la valeur maximale de la concentration en dioxyde de carbone (CO2) obtenue à la fin de l’expiration (ET-CO2), qui reflète le taux de CO2 présent dans le gaz alvéolaire. La méthode la plus fréquente de mesure du CO2 utilise la spectroscopie infra-rouge.12 Un faisceau de radiation infrarouge est émis au travers d’un échantillon d’air vers un photomètre. Le dioxyde de carbone absorbe des longueurs d’onde spécifiques (4.26 µm) de la lumière, ce qui permet de mesurer le taux de CO2 . . .


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