L’alimentation des Oiseaux de Proie Hospitalisés

Points clés

  • Les rapaces ingèrent des proies entières. Le matériel indigestible ou « cure », comme les poils, les plumes et les os, est retenu au sein du ventricule du rapace, compacté en une pelote et régurgité ou rejetée.
  • La réjection peut avoir lieu aussi rapidement que 18 à 12 heures après un repas. L’oiseau ne doit pas être réalimenté tant qu’il n’a pas produit de pelote.
  • L’émaciation est un motif de présentation fréquent chez les jeunes rapaces qui n’ont pas été capables de chasser correctement au cours de leur première année de vie. Les oiseaux peuvent également être présentés en mauvaise condition consécutivement à une variété d’autres causes incluant une activité météorologique peu clémente ou une blessure chronique.
  • L’anémie et l’hypoprotéinémie sont des découvertes cliniques fréquentes chez les oiseaux de proie chroniquement mal nourris.
  • Alors que les maladies sévères et le stress conduisent souvent à un état hypermétabolique, le métabolisme se ralentit chez les patients mal nourris ou au jeûne.
  • Les oiseaux de proie peuvent survivre à une pénurie alimentaire pendant une période de temps plus longue que les perroquets ou les passereaux. Les plus petits rapaces sont moins tolérants au jeûne que les plus grands oiseaux.
  • Les soins de soutien pour les rapaces chroniquement mal nourris incluent une fluidothérapie et l’apport de chaleur supplémentaire. La minimisation du stress est également critique pour les patients faibles et émaciés.
  • Dès lors que le patient possède un tractus gastro-intestinal fonctionnel, la nutrition entérale peut généralement être commencée une fois que le patient est réchauffé et correctement hydraté.
  • Retirer le matériel indigestible ou “cure” si l’oiseau est maigre, si des traitements sont donnés plusieurs par jour ou si l’oiseau est très jeune (moins de 3 semaines d’âge).
  • La plupart des rapaces consommeront toute source de viande appropriée lorsque leur aliment de préférence n’est pas disponible, du moment que la proie est dépecée. Toutefois, les balbuzards nécessitent souvent d’être alimentés à la main en captivité.
  • Bien que relativement dispendieux, les souris et les rats sont fréquemment utilisés pour nourrir les oiseaux de proie. Les souris et les rats élevés en captivité tendent à être relativement riches en matières grasses.
  • Les poussins de un jour qui sont servis avec le sac vitellin intacts représentent une source adéquate de protéine et de calcium ainsi qu’une bonne source de vitamines liposolubles.
  • Les pigeons et les colombes ne devraient pas être utilisés pour nourrir les rapaces car de nombreux agents infectieux peuvent être transmis.
  • La méthode la plus sécuritaire et qui devrait être retenue pour décongeler des aliments potentiellement dangereux, tels que des souris congelées, est d’utiliser un réfrigérateur propre et spécifiquement désigné pour décongeler les proies sur 24 à 48 heures.
  • Assurer un suivi attentif du patient recevant un support nutritionnel en évaluant son poids corporel, sa note d’état corporel, ses fientes et sa production de pelote.
  • Les rapaces sauvages trouvent la plupart de leur besoin hydrique quotidien par leur alimentation. Toutefois, les rapaces captifs devraient toujours avoir accès à de l’eau de boisson fraîche.

Tous les rapaces consomment une ration alimentaire carnée que ce soit un régime spécialiste, par exemple dans la consommation de poisson comme chez le balbuzard ou un régime alimentaire généraliste pouvant inclure des insectes, des mammifères, des oiseaux, des reptiles, des amphibiens, et même des carcasses. A l’exception des volailles, les besoins nutritionnels exacts des oiseaux ne sont pas connus . . .


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